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RECUEIL : Participation : comment les populations deviennent actrices de droit(s)




Depuis les années 90, la participation a le vent en poupe…

De l’élaboration des budgets participatifs locaux aux documents stratégiques de réduction de la pauvreté négociés entre les États et les bailleurs de fonds internationaux, la participation tend à la réappropriation sociale de la prise de décision à travers l’élaboration d’un droit plus à même de répondre aux nécessités et aspirations quotidiennes des populations.

Pourtant, les dispositifs qui ont institué la participation l’ont conçu plutôt comme un processus d’interaction entre le pouvoir et la société, créant davantage un droit à parler qu’un droit à décider…

Si l’enjeu de la participation est de créer un droit né des aspirations des populations, les citoyens doivent devenir eux-mêmes acteurs de droit.

Bien souvent confondue avec la consultation, la participation s’est finalement très peu extraite des schémas de la démocratie représentative. De nouvelles structures de représentation locale ou sectorielle sont venues s’ajouter aux institutions élues. En de trop nombreuses occasions, la participation impulsée par les institutions, s’est limitée à donner la parole à ces structures désignées, afin d’entériner des décisions dont les enjeux étaient déjà bouclés, créant parfois déceptions et frustrations.

Et si la véritable participation consistait à créer des espaces où les citoyens puissent réellement s’informer, prendre la parole et contrôler l’exercice du pouvoir ?

Participer à la création des règles, à la prise de décision, au contrôle social… Oui mais comment ?

Les expériences qui suivent démontrent la capacité d’innovation des citoyens. En se constituant acteurs de droit, ils deviennent des acteurs de leur propre développement tirant leur légitimité de leur seule qualité de citoyens. En Europe, en Amérique latine, en Afrique, ces pratiques populaires de droit démontrent comment des collectifs, associations, syndicats ont su se réapproprier le droit dans un objectif de transformation sociale.

La présentation de ces pratiques s’articule autour des trois conditions pour une participation effective : l’information et la formation au(x) droit(s), qui est souvent laissé à l’entendement des seuls experts, la mobilisation collective, et le contrôle de l’application de la loi et de l’action des pouvoirs publics.

Ce recueil apporte une pierre de plus à l’édifice de la mémoire des pratiques par lesquelles les citoyens ont su s’approprier collectivement le droit, afin de garantir leurs droits au quotidien.

Pour accéder au recueil complet, vous pouvez cliquer ici.


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