

Dans le quartier populaire de Peñalolen (Santiago du Chili), une communauté de 700 personnes souhaitait acquérir et s’installer sur un terrain laissé à l’abandon. Partant de l’existence d’une subvention prévue par l’Etat pour faciliter l’accès à la propriété aux personnes possédant un livret d’épargne logement, le comité communautaire a fait en sorte que chacun ait son livret. Puis le comité s’est adressé au Ministère pour obtenir une aide au nom de l’ensemble de la communauté. Cette demande est restée sans suite.
La communauté a alors envahi le terrain et a sollicité le soutien de Quercum, une association composée d’avocats, d’éducateurs populaires, d’étudiants en droit et de moniteurs juridiques qui effectue un travail juridique populaire dans des quartiers défavorisés.
Dès lors, l’essentiel de l’action a consisté à légaliser l’occupation. Avec l’aide de juristes, de campagnes de signatures, de comités de soutien, la communauté a préparé une convention d’engagement pour l’achat du terrain. Devant sa détermination, les autorités ont préféré la négociation à la répression.