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L’Ecole de droit alternatif du SALAG




Au début de l’année 1986, les juristes du SALAG (Assistance Juridique Alternative et Structurelle pour les Groupes de Base) décidèrent d’entreprendre la promotion du droit alternatif aux Philippines. Le projet de création d’une école de droit est devenu la principale composante du programme d’éducation juridique informelle du SALAG. Ce projet, cher au SALAG, s’est concrétisé à partir du 7 mai 1988. Après une enquête préliminaire sur les besoins des différentes ONG et organismes publiques, il a été décidé de centrer le programme d’études de chaque module sur un problème juridique spécifique. Des invitations sont ensuite adressées aux ONG et organismes publiques impliqués dans ce type de problème. Le programme d’études est divisé en trois parties complémentaires : tout d’abord, la partie informative au cours de laquelle toutes les lois concernant un problème particulier sont discutées ; ensuite, la partie analytique durant laquelle les participants et le conférencier dissèquent et critiquent les lois en relation avec les caractéristiques propres à chaque secteur ; et finalement, la partie alternative qui regroupe les deux parties précédentes et prévoit un forum au cours duquel les participants discutent les projets de programmes d’action et tout particulière-ment ceux concernant la réforme du droit. "L’école de droit est une manière de démon-trer aux populations que le droit est vivant". L’école de droit a plusieurs objectifs : 1- aider les participants à identifier leurs droits en relation avec les problèmes qui se présentent à eux ; 2- leur inculquer les connaissances et compé-tences nécessaires afin qu’ils soient en mesu-re de promouvoir et de protéger ces droits ; 3- développer leur aptitude à utiliser des modes para et extra-juridiques de résolution des conflits ; 4- établir des moyens d’action juridique au sein de leurs communautés de base respecti-ves. Mais après avoir mené à bien 6 modules, il est apparu nécessaire de redéfinir ces objec-tifs car la sensibilisation au droit n’était pas suffisante : une participation active impli-quant la reconnaissance, le respect et la protection des droits est requise pour favori-ser la mobilisation communautaire et les changements. Il faut ajouter pour conclure que la dynamique mise en place par les éco-les de droit n’est pas encore arrivée à maturité. Le succès des écoles de droit dépend également de facteurs tels que : le contexte politique, la situation économique et le degré de sensibilisation des populations.


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Mots-cl�s Communauté - Droit - Droit vivant - Ecole de droit - Formation - Formation juridique - ONG - Réforme du droit - Résolution extra-judiciaire des conflits - Sensibilisation au droit - Vulgarisation du droit -

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